Une femme disparaît - Alfred Hitchcock (1938)

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Léo
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Une femme disparaît - Alfred Hitchcock (1938)

Messagepar Léo » 07 mai 2020, 10:39

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En Bandrika, pays imaginaire d'Europe centrale, dans le train qui les ramènent en Angleterre, Iris Henderson retrouve miss Froy, une vieille dame, britannique comme elle, dont elle a fait connaissance à l'hôtel la veille. Au cours du voyage, miss Froy disparaît mystérieusement. La jeune femme s’inquiète, mais personne ne veut la croire et on tente de la convaincre qu'elle a tout imaginé. Seul Gilbert Redman, un musicien rencontré lui aussi à l'hôtel, sera en mesure de l'aider.

C'est l'irlandais Roy William Neill qui devait réaliser le film, mais lors de repérages pour un éventuel tournage en Yougoslavie, des altercations avec la police locale lui font jeter l'éponge. Le producteur Edward Black fait alors appel à Hitchcock pour reprendre les rênes. Ce dernier accepte, un peu par obligation contractuelle, surtout que ses trois précédents films furent des échecs. Hitch remanie légèrement le scénario avec sa femme et comparse de toujours Alma Reville. On notera que le premier assistant réal n'est autre que le tout jeune Roy Ward Baker, qui deviendra un des meilleurs artisans du fantastique gothique anglais durant les 60's et 70's.
The Lady Vanishes est un succès immédiat, critique et public, dans son pays d'origine mais aussi aux Etats-Unis. Il fera démarrer la carrière internationale de Margaret Lockwood et Michael Redgrave, et les personnages de Caldicott et Charters sont tellement populaires qu'ils deviendront un duo comique le temps de trois films. Mais c'est surtout le film qui va définitivement convaincre le tout-puissant producteur David O. Selznick que Hitch à tout pour être un grand réal hollywoodien.

Une Femme disparaît est considéré comme la plus fameuse réussite anglaise de Hitch avec Les 39 marches et c'est amplement mérité, malgré que ce soit "juste" une commande. Je ne le trouve pas aussi ultime que la plupart des critiques, la faute à un humour disons parfois... Daté :mrgreen: et à quelques facilités scénaristiques par-ci par-là. Hormis ces petites réserves, ça reste une très chouette comédie d'espionnage bon enfant, légère mais pas trop, où l'on sent planer le spectre de la 2nde guerre mondiale.

La mise en scène est énergique, le suspense bien dosé, les persos attachants, avec juste ce qu'il faut de glamour et de romance. C'est sans doute le meilleur "film de train" que j'ai vu, avec Piège à grande vitesse. :D

J'e n'irais pas jusqu'à le considérer comme un grand Hitch mais plutôt comme un divertissement de luxe, du genre qu'on aimerait voir plus souvent, ça clairement ! :-D
Dernière édition par Léo le 07 mai 2020, 14:04, édité 1 fois.

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Re: Une femme disparaît - Alfred Hitchcock (1938)

Messagepar DPG » 07 mai 2020, 11:45

Pour ma part c'est un chef d'oeuvre absolu et ds mon top 3 Hitchcock !

Je l'ai decouvert tout gamin, je devais avoir 9-10 ans, ds une collection Atlas "Les génies du cinéma". Et immédiatement, quelle claque ! :shock: :P Revu un nombre incalculable de fois depuis, notamment en salle à la Cinemathèque cet hiver, et j'adore toujours autant !
J'ai beau le connaitre par cœur, je l'apprécie toujours autant à chaque visionnage. J'y découvre sans cesse de nouveaux détails, un trait d'humour par ci, une référence à tel fait historique là, un cadrage qui m'avait échappé, un détail, une réplique, bref, sous ses aspects de divertissement ludique, le film est d'une richesse assez folle ! Je suis chaque fois frappé par la perfection du rythme. Rien ne manque, rien n'est de trop, et cette heure et demie passe comme une lettre à la poste. Le couple principal est toujours aussi attachant, les méchants sont soignés et variés, les seconds rôles sont exceptionnels, bref, un chef d’œuvre, un vrai, qui traverse les décennies avec toujours autant de brio, de virtuosité, on admire un maitre du cinéma au sommet de son art. A revoir, encore et encore... :priere: :priere: :priere:
"Alors que la plupart des choses finissaient par m'ennuyer, la vodka jamais." (Errol Flynn)


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