Daybreak - Brad Peyton - 2019

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chatterie royale
Mario Bava
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Daybreak - Brad Peyton - 2019

Messagepar chatterie royale » 04 nov. 2019, 12:36

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Après, un bombardement nucléaire et biologique, tous les adultes ont été transformés en créatures mangeuses de chair humaine. La série suit Josh Wheeler, un jeune lycéen de 17 ans à la recherche de sa petite amie Sam dans le monde post-apocalyptique de Glendale en Californie. Il est accompagné d'une bande de marginaux comme lui. Il peut compter sur Angelica, une pyromane de 10 ans, et Wesley, une ancienne brute de son lycée devenu un samouraï pacifiste, pour rester en vie parmi les différents clans d'adolescents qui dirigent dorénavant la ville


je n'ai pas lu la bd d'origine et je sais bien que je ne suis pas le public-cible donc il me sera certainement difficile d'en parler avec justesse.

ça démarre comme une sorte de Parker Lewis dans un monde post-apo avec des (rares) zombies et des clans bigarrés façon Warriors. l'ombre de John Hugues plane parfois lourdement, la série n'hésite pas à loucher très fort sur Breakfast Club et Matthew Broderick, aka Ferris Bueller, se voit attribuer le rôle de proviseur du lycée.
En soi ça aurait pu être vachement cool, mais on est sur netflix en 2019 et les choses ne peuvent pas être aussi simples :D

le premier truc qui étonne c'est l'incohérence dans le style et le ton d'un épisode à l'autre. on comprend vite que les scénaristes et réalisateurs tournent beaucoup. ce qui peut donner de bonnes surprises comme le mélange sitcom/meta-sitcom/série "normale" de l'épisode Canta tu Vida (on se croirait un peu chez Eerie Indiana) ou de mauvaises comme l'épisode avec RZA qui cumule à peu près tous les effets de réalisation les plus faussement cool et véritablement relous possibles, en balançant des tonnes de références "pop".
Car il y a aussi en fil conducteur un côté "geek" qui peut tourner au déballage de références gratuit et lourdingue.

Mais tout cela laisserait entendre que la série est plutôt légère et potache, or plus on avance plus l'aspect teen-drama premier degré prend le dessus. Parce que ouais, c'est la fin du monde, tous les adultes ou presque sont morts, ainsi qu'une partie des ados (les enfants n'existent pas visiblement), mais tout ce petit monde vit recroquevillé sur son quartier, son ancien lycée et les vrais enjeux c'est "est-ce que machin m'a trompé ?" et "wah t'as vu il est trop jaloux". Le point d'orgue est l'épisode flashback en huis clos dans l'appartement du héros qui flirte vaguement avec le malaise à la larry clark.
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Et pour le plus grand bonheur de nicklezob, l'esprit SJW vient progressivement s'instiller partout, voire tout saturer. Les obsessions sur la race, la sexualité et le genre semblent parfois tourner à la névrose. On ne s'étonne même plus de voir un personnage déclamer qu'en tant que noir et homosexuel il est le moins privilégié de tous, alors qu'il est fils de dentiste plein aux as, vit dans une jolie maison d'un quartier cossu, fréquente un lycée de bourges où il est parfaitement intégré, fait même partie des mecs populaires, très en vue dans l'équipe de football, et que strictement personne ne le stigmatise parce qu'il est noir ou homo à part éventuellement son propre cousin, noir lui aussi.
On a également droit à un poignant discours sur l'odeur du vagin qui est un cliché construit par le patriarcat toxique. Sérieux les gars, tout a pété, la société s'est effondrée, vous n'avez pas l'eau courante, vous portez les mêmes vêtements depuis le début de la série ...et vous vous demandez si l'odeur de votre cul c'est une construction sociale ? :mrgreen:
Il y a aussi tout un épisode dans le clan des amazones féministes. Franchement je n'ai rien vu de plus radical dans leur discours que dans celui des autres filles des autres clans (enfin tout tourne autour de 2-3 clans, les autres sont à peine mentionnés).

Tout cela aboutit à une conclusion qui prend tout à contrepied et n'a aucun sens. mais en fait rien n'a vraiment de sens depuis le début, donc pourquoi pas ?

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