Under the Silver Lake - David Robert Mitchell - 2018

Du Praxinoscope au DCP
Avatar de l’utilisateur
Jeremie
Gens Poutre
Gens Poutre
Messages : 6554
Inscription : 07 avr. 2008, 13:25
Contact :

Under the Silver Lake - David Robert Mitchell - 2018

Messagepar Jeremie » 03 juil. 2018, 21:49

Image

:beignet2: :beignet2: :jeremie:

Sam est un glandeur qui glande dans son appart situé dans un petit lotissement de L.A où la proximité le pousse à épier ses voisins. Un jour, il tombe sous le charme d'une voisine à l'allure de sucrerie, qu'il n'avait sans doute jamais vu auparavant. Après avoir passé quelques heures avec elle, ils se proposent de se revoir. Mais le lendemain, la jeune fille et ses colocataires ont disparu, ne laissant qu'un studio vide...

La claque de cet été, of course. Sans surprises, le film a reçu un accueil assez mitigé voire snobinard à Cannes, tout comme le Gonzalez d'ailleurs, confirmation qu'on ne doit pas s'aventurer trop loin sur les fauteuils de la croisette quand on est en compet'. Robert Mitchell affine son style mais ne se répète pas, ce qui déjà la marque d'un grand. Il y a quelque chose dans le film d'assez tonitruant qui rappelle parfois les premiers Raimi...mais il faut bien le dire, c'est finalement du Mitchell et rien d'autre. Le film prend la forme d'un labyrinthe ultra jouissif et bizarre, totalement sexy et cauchemardesque, qui s'amuse à triturer la pop-culture et à en faire une énigme indéfinissable. Ou comment un film muet avec Janet Gaynor peut être placé au même niveau que les maps de Zelda sur NES :)

C'est quand même rudement imprévisible, avec des ruptures de tons parfois surprenantes (la scène des gosses :shock: ), Mitchell ne lésinant pas sur certains détails trash ou assumant totalement sa part horrifique (il y a bien ou ou deux scènes aussi flippantes et chelou que It Follows). Y'a du R.E.M et du White Town [inlove] des biscuits salés trempés dans du jus d'orange, des putois, des groupes qui chantent dans des mausolées (et des films projetés en plein cimetière), un drone voyeur, des passages secrets, des chansons codés, un tueur de chien, une femme hibou...un film barré de bout en bout, qui s'abandonne totalement, et tant et si bien qu'il serait (aux dernières nouvelles) remonté pour son exploitation américaine :( J'aurai bien voulu que le film se termine Texte caché : cliquez sur le cadre pour l'afficher
, faut croire que Mitchell ne sait pas trop où s'arrêter à chaque fois...mais en même temps, tout ce qui précède vaut tellement le coup :)
Et ça donne sacrément envie d'aller à L.A [inlove]

Revenir vers « Cinoche »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 11 invités