L'ile de l'épouvante - Mario Bava - 1970

Du Praxinoscope au DCP
Avatar de l’utilisateur
DPG
Extincteur dans l'anus
Extincteur dans l'anus
Messages : 15416
Inscription : 30 avr. 2005, 00:09
Localisation : South Side

L'ile de l'épouvante - Mario Bava - 1970

Messagepar DPG » 05 juin 2019, 11:20

En même temps que d'autres personnes, le professeur Fritz Farrel, inventeur d'une nouvelle résine synthétique révolutionnaire qu'il garde secrète et qui pourrait rapporter beaucoup d'argent, est invité avec sa femme à passer un week-end dans la villa d'un riche industriel sur une île isolée de la Méditerranée. Plusieurs entrepreneurs se battent pour acheter cette invention, mais ces discussions d'affaires perdent soudain toute importance lorsque les invités commencent à mourir l'un après l'autre...

Revu hier ce petit Bava. Considéré par beaucoup comme mineur, c'est pour ma part un des premiers films du maitre que j'ai découvert. Je me souviens très bien du contexte, il passait sur le sat, dans une carte blanche à Christophe Gans. Il expliquait qu'il avait choisi ce film plutôt qu'un des classiques de Bava pour montrer que chez Bava, même un film "mineur" présentait beaucoup d’intérêt et de bonnes choses. J'avais vu deux fois le film je pense, une fois sur cette diff' télé, il y a bien 15 ans, et une fois lors de sortie DVD avec Mad, il y a une dizaine d'années je dirais... J'en avais un bon souvenir, mais lointain. La nouvelle vision m'a conforté, au point que je continue à le placer plutôt haut dans mon top Bava, et en tout cas bien plus haut que certains "classiques" qui m'ennuient un peu. Je ne vais pas faire passer le film pour un chef d’œuvre qu'il n'est pas, mais il arrive à distiller sa petite musique et on se laisse prendre au charme de ce sous "10 petits nègres" avec bonheur. Le cadre est cool (même si l'ile est clairement sous exploitée), le cast fonctionne bien. Les protagonistes composent une belle bande de faux jetons, entre sensualité, tromperie, trahisons et hypocrisie arriviste, tous se révèlent vite assez antipathiques et le jeu de massacre instauré n'en est que plus jouissif. La musique (qui divise), je l'adore elle aussi, elle participe de l'ambiance pop, psyché 60's qui amène bp de charme à l'ensemble. Et, une fois de plus, Bava optimise ses maigres moyens, c'est soigné, léché, cadré au millimètre ! Bref, un grand petit film à mes yeux, et vu que le DVD commence à bien faire son âge, je rêve d'une sortie BR chez nous un jour... (Le Chat, c'est à toi qu'on parle !!!!! :D :D :D :D :wink: )
"Alors que la plupart des choses finissaient par m'ennuyer, la vodka jamais." (Errol Flynn)

Revenir vers « Cinoche »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 9 invités