Une famille italienne - Gabriele Muccino - 2018

Du Praxinoscope au DCP
Avatar de l’utilisateur
DPG
Extincteur dans l'anus
Extincteur dans l'anus
Messages : 15320
Inscription : 30 avr. 2005, 00:09
Localisation : South Side

Une famille italienne - Gabriele Muccino - 2018

Messagepar DPG » 03 août 2018, 15:37

Image

Une famille italienne se réunit sur une petite île pour célébrer les 50 ans de mariage de leurs aînés, Pietro et Alba. Lorsqu’un orage inattendu les surprend, tous les membres de la famille sont contraints de cohabiter pendant deux jours et deux nuits. Cette cohabitation forcée ravive bientôt les disputes oubliées et les vieux conflits, transformant l’île en véritable labyrinthe des passions.

Après une parenthèse américaine (inégale), Muccino retrouve l'Italie et signe son retour avec un film de famille, sur un sujet assez classique, mais propice à être revu éternellement ou presque.
C'est à la fois la qualité et les limites du film. La mayonnaise prend, on se retrouve sans mal dans cette famille et ses aléas, ses joies, ses doutes, mais on a aussi l'impression d'avoir vu ce genre de récit 100 fois, sans que l'on ait une vraie plus value, nouveauté ou fraicheur dans la façon de le traiter. On a donc un magma d'ambitions déçues, d'amours inachevés, de choix de vie chaotiques, de maris et femmes et frères et soeurs qui se trompent, se jalousent, se regardent de haut, se disputent, s'aiment à leur manière, s'attachant comme ils peuvent à un lien familial qui continue de se distendre...
Le casting est plutôt honnête, on retrouve pas mal de têtes connues de la filmo du réal (Stefano Accorsi, Pierfrancesco Favini, Sabrina Impacciatore, Stefania Sandrelli...), on en découvre de nouvelles (Elena Cucci :lovely: :lovely: :lovely: :lovely: ), chacun jouant sa petite partition en osmose avec le reste de la troupe sans fausse note.
Le cadre d'Ischia est qd même honteusement sous exploité, on a une île paradisiaque et on s'enferme dans la maison de famille, c'est dommage même si ce n'était pas le sujet du film...
Enfin voilà, rien de particulièrement notable ou immanquable, mais on se laisse qd même bercer sans trop de mal par cette petite ritournelle estivale transalpine. Ça ressuscitera pas le grand cinéma italien, mais ça se mate gentiment, et même si tout est un peu trop prévisible, l'ennui ne pointe jamais le bout de son nez...
"Alors que la plupart des choses finissaient par m'ennuyer, la vodka jamais." (Errol Flynn)

Revenir vers « Cinoche »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 14 invités