Déviances et Passions - Teruo Ishii - (1969)

Du Praxinoscope au DCP
Filou
Rob Zombie
Rob Zombie
Messages : 45
Inscription : 26 sept. 2005, 13:30
Localisation : In heaven, where everything is fine.

Déviances et Passions - Teruo Ishii - (1969)

Messagepar Filou » 30 déc. 2009, 12:53

Déviances et Passions est un peu atypique dans la série des Joy of Tortures. Non seulement il délaisse l'air Toguwa, époque durant laquelle tous les autres films de la série se situaient (à l'exeption de La Loi Yakuza, également un opus quelque peu à part) mais de plus, le métrage comporte quatre histoires. Toutes sont des faits divers très célèbres au Japon.

Dans le premier segment, la principale créancière d'un hôtel va élaborer un plan afin de s'approprier l'établissement en assassinant ses propriétaires légitimes. La deuxième histoire est même connue en occident, car elle reprend l'histoire d'Abe Sada (elle fait d'ailleurs une apparition dans le film !), qui finira par couper les parties génitales de son amant après l'avoir étranglé dans un jeu érotique ayant mal tourné. Il existe plusieurs adapations de cette histoire, donc la plus célèbre est bien sûr l'Empire des Sens. Le troisième sketche, tourné en noir et blanc, nous relate les méfaits de Yoshio Kodaira, ancien soldat ayant assassiné une dizaine de femmes juste après la deuxième guerre mondiale. Finalement, le dernier segment relate l'histoire tragique de la dernière femme a avoir été décapitée au Japon. Le tout nous est racontée par le biais d'un médecin dont la femme s'est suicidée et qui essaie de comprendre ce qui peut pousser des femmes à commettre différents méfais.

J'ai bien apprécié, bien que toutes les histoires ne soient pas traitées équitablement. Le dernier segment par exemple, est trop court (une dizaine de minutes en tout) et ne laisse ainsi pas le temps à l'histoire de se déveloper. Celle avec Abe Sada aurait également beaucoup gagnée à être plus longue. Les plus intéressantes restent à mes
yeux la première (le final est simplement époustouflant) et celle de Kodaira, le noir et blanc conférent à cette histoire une authenticité fascinante.

Bon film, bien qu'un peu inégal.
It's the angel-man
I'm deranged

Revenir vers « Cinoche »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 30 invités